Quand un ami entre à l'hôpital ou qu'un membre de la famille attend les résultats d'un examen, l'idée vient souvent de faire dire une messe. Ce n'est pas une coutume un peu floue héritée des grands-mères. L'Église propose depuis toujours de confier un vivant à Dieu dans l'eucharistie, et cela se fait simplement, en passant par le secrétariat de sa paroisse.
La demande porte sur une personne précise, avec son prénom. On peut la faire pour une guérison, pour la réussite d'une opération, pour la force pendant un traitement, ou simplement pour que la personne ne se sente pas seule.
Le droit de l'Église mentionne expressément la messe célébrée pour les vivants, et parmi eux pour ceux qui sont malades. On appelle cela une messe de petition ou d'action de grâce selon le cas. Le prêtre peut choisir les textes adaptés, souvent une messe pour les malades ou pour la guérison.
Il ne faut pas y voir un mécanisme. La messe n'est pas un remède parallèle à la médecine, ni une garantie de guérison. C'est une prière de l'Église qui porte la personne devant Dieu, avec ce qu'elle traverse, et qui laisse Dieu libre. Le Concile de Trente déjà parlait de suffrages, pas de résultats automatiques.
En France, on demande au secrétariat de la paroisse, par téléphone ou en passant après la messe du dimanche. Préparez trois choses : le prénom de la personne malade, ce que vous demandez (santé, opération, convalescence), et vos propres coordonnées pour être joint en cas de besoin.
On vous demandera aussi une date souhaitée. Les curés ont souvent un registre avec des intentions déjà fixées pour plusieurs semaines, parfois plusieurs mois dans les grandes villes. Si vous tenez à une date précise, un anniversaire d'opération par exemple, dites-le tout de suite, cela évite les déceptions.
Vous pouvez demander que la messe soit célébrée à une date donnée ou, plus simplement, qu'elle soit dite à la première occasion. Beaucoup de paroisses proposent les deux.
On vous parlera d'une offrande de messe. En France, l'offrande de messe est une somme libre, jamais un tarif. Le montant habituel tourne autour de dix à vingt euros, mais personne ne doit se sentir tenu. C'est une participation aux frais de la paroisse et un signe que la demande compte pour vous.
L'argent ne paie pas la grâce. Une messe célébrée pour un pauvre vaut autant qu'une autre. Si vous ne pouvez rien donner, dites-le simplement au secrétariat, la messe sera dite quand même. L'inverse est vrai aussi : aucun montant ne garantit quoi que ce soit.
Le prêtre qui célèbre reçoit cette offrande comme un soutien, et l'Église a des règles pour éviter que cela devienne un commerce. Une seule messe par jour peut être célébrée à l'intention d'un donateur, c'est une mesure ancienne qui protège le sens de l'eucharistie.
L'intention figure en général dans le bulletin paroissial de la semaine, sous la forme « à l'intention de Marie D. » ou « pour la santé de Paul ». Le prénom suffit, parfois une initiale. On n'écrit pas le nom de famille, on ne détaille pas la maladie.
Selon les paroisses, le prêtre lit l'intention au début de la messe ou la mentionne dans la prière universelle. Ce n'est pas systématique, et certaines paroisses restent discrètes. Si la personne malade tient à la confidentialité, signalez-le, le curé saura s'adapter.
Non. La messe peut être célébrée sans que la personne soit présente, ni même qu'elle le sache. C'est une des raisons pour lesquelles cette pratique tient : elle rejoint des gens alités, hospitalisés, en Ehpad, qui ne peuvent plus se déplacer.
Si la personne le souhaite, on peut aussi demander au prêtre de lui porter la communion à domicile ou à l'hôpital, souvent par un ministre de la communion. Là, c'est une autre démarche, qui se prépare avec la paroisse et l'équipe de l'aumônerie de l'établissement.
La question revient souvent. Une messe peut être offerte pour une personne non catholique, comme une prière de l'Église pour son santé. On ne demande pas à la personne de partager la foi catholique, ni de venir. Certains prêtres bénissent volontiers cette intention.
Il faut le dire honnêtement à la personne si vous lui en parlez. Vous n'organisez pas une cérémonie à sa place, vous priez pour elle selon votre foi. Beaucoup de non-catholiques reçoivent cela comme un geste de proximité, d'autres préfèrent qu'on ne le fasse pas. Demandez avant.
D'une manière générale, demandez toujours l'accord de la personne ou d'un proche avant de faire annoncer son prénom dans un bulletin. On peut faire dire une messe sans nom, à une intention particulière, si la discrétion est nécessaire.
Si vous habitez loin, ou si la personne est dans une autre région, vous pouvez appeler le secrétariat de sa paroisse, ou passer par le site de son diocèse qui indique souvent les coordonnées et parfois un formulaire. Certains sanctuaires, comme Lourdes ou Paray-le-Monial, reçoivent aussi des demandes d'intentions.
Après la messe, dites-le simplement à la personne. « J'ai fait dire une messe pour toi mercredi. » Pas de grandes phrases, pas de promesse de guérison. Si elle n'est pas croyante, dites que vous avez prié pour elle, sans plus. Et si elle le souhaite, vous pourrez lui proposer de l'accompagner à une prochaine messe.
Seigneur, nous te confions ceux qui traversent la maladie.
Donne-leur la force, la patience, et des mains qui les soignent.
Donne-nous de rester près d'eux, sans peur et sans promesse en l'air.
Et que la messe célébrée pour eux soit une vraie prière de l'Église.
Par Jésus, ton Fils, qui a connu la souffrance.
Peut-on demander une messe pour une opération précise ? Oui, indiquez la date et le type d'intervention. Le prêtre choisira une messe pour les malades.
Combien faut-il donner ? Une somme libre, dix à vingt euros en général, jamais un tarif. Si vous ne pouvez rien, dites-le.
Faut-il prévenir la personne ? Oui, si elle est en état de le comprendre. Certains préfèrent la discrétion, cela s'entend.
La messe est-elle annoncée avec le nom complet ? Non, en général le prénom seul, dans le bulletin paroissial.
Peut-on demander depuis l'étranger ? Oui, en appelant le secrétariat de la paroisse ou via le site du diocèse.
✝ Déposez cette intention à l'autel
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Oui. Indiquez la date de l'intervention et ce que vous demandez. Le prêtre choisira souvent une messe pour les malades ou pour la guérison, et l'intention sera portée à ce moment-là.
En France, l'offrande de messe est une somme libre, jamais un tarif. On donne en général dix à vingt euros, mais si vous ne pouvez rien, dites-le au secrétariat : la messe sera célébrée quand même.
C'est préférable si elle peut le comprendre. Certains préfèrent qu'on ne parle pas d'eux, et cela s'entend. Vous pouvez demander une intention sans nom, ou garder la demande pour vous.
Non. Dans le bulletin paroissial, l'intention est indiquée par le prénom seul, parfois une initiale. On n'écrit pas le nom de famille ni le détail de la maladie.
Oui. Appelez le secrétariat de la paroisse de la personne, ou consultez le site du diocèse qui donne les coordonnées. Certains sanctuaires reçoivent aussi des intentions par courrier ou par internet.
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